20 juin 2013
annedebalam
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Le vendredi 19 avril à 7h30 du matin, à l'issue de la dernière séance marathon d'examen par l'Assemblée nationale de la loi sur l'"ouverture du mariage aux couples de personnes du même sexe" qui avait été ouverte la veille à 21h30, son président avait annoncé que le vote aurait lieu le 23 avril après les questions au gouvernement, donc dans l'après-midi. À Paris, le soir de ce vote annoncé depuis quelques jours, était prévu un rassemblement pour célébrer ce vote, à la mairie du 4ème arrondissement, et un défilé des opposants organisé par le collectif la manif pour tous se terminant sur l'esplanade des Invalides. Comme chaque soir depuis une semaine était aussi attendu, après la dispersion de cette manifestation, le rassemblement des "veilleurs". Étaient bien sûr également attendues, après dispersion, des violences en expression de la colère prévisible de certains suite au vote.
Le défilé de la manif pour tous est parti du métro Sèvres-Babylone pour arriver sur l'esplanade par le boulevard des Invalides. Les manifestants ont ainsi remplis l'esplanade à partir de 20h30. Les organisateurs ont annoncé la dispersion de la manifestation peu avant 22h00.
Par le bouche à oreille, les manifestants restés sur place en cette chaude soirée ont été invités à rejoindre les veilleurs qui étaient assis sur la pelouse faisant face au terminal Air-France, orientés vers la Seine, et au-delà vers le palais de l'Élysée, dont le résidant a le pouvoir de rejeter cette loi contre laquelle les manifestants sont mobilisés depuis 6 mois. Entre 22h30 et 0h30, ils ont écoutés des témoignages, lectures de textes comme la lettre d'Henri Fertet et de la musique, violoncelle, cornemuse, chant choral, violon... À 0h25, l'animateur a annoncé être pressé par son correspondant de la police de disperser le rassemblement. Il a sondé les participants sur leurs intentions, entre partir à 0h30 et veiller toute la nuit jusqu'à l'heure du premier métro. À la vue des réponses à bras levés, jugeant trop faible le nombre de ceux décidés à poursuivre la veillée toute la nuit, il a annoncé avoir pris la décision, contre l'inclinaison de son cœur, de disperser le rassemblement à 0h30.
Le nombre de veilleurs dépassait largement les 2 000 comme en attestent les 30 photos, toutes sont reprises plus bas dans cette page, présentes dans les deux albums suivant de Flickr, faible échantillon des photos prises par les nombreux participants.
Les 10 premières photos (plus bas sur cette page) de l'album Les Veilleurs, de France Catholique (FranceCatho) très lumineuses prise avec un appareil reflex Canon EOS 60D (les 10 suivantes sont de la veillée du lendemain sur le Champs de Mars, et les suivantes de veillées ultérieures).
Les 20 photos de Oliv2 (plus bas sur cette page), prises avec un iPhone 5 (son album sur Flickr).
Donnant une idée du nombre de veilleurs ce soir là, sont également disponibles trois vidéos.
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À droite : photo originale (sans les numéros). Cliquer pour la photo au grand format. |
Afin de fonder une estimation du nombre de veilleurs présent, examinons la photo 5 de FranceCatho (sur Flickr) (1), qui montre les veilleurs assis, depuis l'avant gauche du groupe. Elle présente une bonne partie du premier rang, et permet d'estimer la profondeur du rassemblement, qui, à sa droite est surplombé par la rambarde de pierre de la terrasse du bâtiment Air France. Sur cette photo, on compte assis au premier rang de la veillée un minimum de 56 personnes (cf. (1) la photo avec les personnes du premier rang individuellement numérotées), alors que le cadre coupe les deux extrémités de cet alignement. La pelouse était occupée dans toute sa largeur, et les gens débordaient sur le trottoir de l'avenue Galliéni, qui est l'axe de l'esplanade. La largeur de la pelouse est de 30 mètres. Grâce à la mesure que permet de donner la rambarde de pierre de la terrasse, on peut évaluer la profondeur du rassemblement des veilleurs assis à l'espace entre 8 piles principales de cette rambarde, soit 50 mètres. La consigne répétée par les organisateurs de la veillée était de rester le plus serré possible, en particulier, en comblant les vides laissés par ceux qui s'en allaient. Les veilleurs étaient ainsi serrés les uns contre les autres.
Cette photo permet avec grande confiance d'assurer que le rassemblement dépassait nettement le chiffre de 2 000.
Largeur | : | 30 | à | 33 | m |
Longueur | : | 40 | à | 60 | m |
Dans la largeur | : | 50 | à | 70 | personnes |
Densité en largeur | : | 1,67 | à | 2,1 | personnes/m |
Densité en longueur | : | 1 | à | 1,5 | personnes |
Dans la longueur | : | 40 | à | 90 | personnes |
Surface | : | 1 200 | à | 2 310 | m2 |
Personnes | : | 2 000 | à | 6 300 | personnes |
Densité | : | 1,67 | à | 2,72 | personnes/m2 |
Les autres cliché confirment cette estimation du nombre de veilleurs comme bien au-delà de 2 000. Les 30 clichés sont accessibles à des tailles de 2048 (FC), 2448 (Oliv2) et 10800 (Oliv2 panoramiques) pixels de large. Sur chacun pris individuellement, on peut facilement compter individuellement plusieurs centaines de veilleurs. Toutes ces photos sont plus bas sur cette page.
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(2) Plan de la situation des veilleurs sur l'esplanade des Invalides le 23 avril, avec la situation des journalistes massés à 100 m. face à la scène du spectacle la violence. (Photo aérienne fournie par Google, le fond, le fichier au format svg) |
Après la dispersion de la manifestation, il n'y avait pas que les veilleurs restés sur l'esplanade. Une petite scène de violences était montée à 100 mètres de là (voir le plan de situation (2) ci-contre) : le bout de la rue de l'Université donnant accès à l'arrière de l'Assemblée nationale, bloqué par un puissant barrage de CRS. Des milliers de manifestants se sont massés devant ce barrage. Les journalistes, leurs caméras et leurs torches lumineuses allumées se sont installés sur son côté gauche. Les manifestants ont pu ainsi se donner en spectacle, avec pétards, fumigènes, drapeaux, slogans et chants, les plus audacieux allant au contact du barrage et des jets de gaz lacrymogènes. Vers 23h30 un groupe de ces manifestants, pressés sur leur arrière par des gendarmes mobiles, franchissant les rangs des journalistes, a pu dégager de cet endroit vers le quai d'Orsay en passant par la rue de Constantine, entre le terminal Air-France et le Ministère des Affaires étrangères. Un compte-rendu écrit et publié dans la nuit sur le site Nouvelles de France par un participant explique comment les policiers pourtant nombreux se sont faits débordés par le nombre (Gazage, charge de CRS et détermination des jeunes manifestants : L’esplanade des Invalides comme si vous y étiez, par Pierre de Bellerive). Ils y ont été immédiatement rejoints au pas de gymnastique par une centaine de gendarmes mobiles, empruntant, eux, le milieu de l'esplanade des Invalides, passant sur l'avenue du Maréchal Galliéni, sur le côté des veilleurs. Le spectacle des violences a donc pu se poursuivre sur la quai d'Orsay.
C'est au milieux du bruit de ce spectacle mobile et lumineux que les veilleurs poursuivaient leur veillée paisible et déterminée.
La scène avait été 3 fois répétée dans les jours précédents.
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À droite, avant de se mettre à frapper le barrage à coups de pieds, le "crane rasé" aide ses collègues en uniforme à interpeller un enfant et un prêtre en soutane. Cliquer pour la photo au grand format. |
Reprenant une dépêche AFP, la totalité de la presse a repris, le lendemain, les chiffres, et même souvent la phrase, suivants :
« Les pro ont rassemblé 2 500 personnes à Paris et les anti 3 500, selon la préfecture de police. »
Comme dans cet article du Point,
signé "AFP" : Mariage
gay : la joie des pro, la rage des anti,
ou celui-ci de La Croix, signé "La-croix.com (avec AFP)" :
Affrontements
après les manifestations contre le mariage homosexuel.
Le nombre de participants à la "manif pour tous" était de l'ordre de 10 fois plus que le 3 500 prétendu par la presse, plus de l'ordre de 35 000 que de 3 500.
Le lendemain la presse rendait compte de cette soirée par une série d'articles tous écrits sur le moule fourni par l'AFP, consacrés aux « incidents violents » qui ont suivi la manifestation contre le mariage homosexuel.
À la toute fin de ces articles étaient évoqués ainsi les veilleurs :
« "Collabos", "salauds", "pourris"
Vers 22H45, des centaines de personnes étaient toujours présentes sur l'esplanade des Invalides (VIIe arrondissement). Une partie d'entre elles, entre 50 et 100 personnes, certaines masquées, provoquaient les CRS et gendarmes mobiles, retranchés derrière des grilles fixées à des camions anti-émeutes interdisant l'accès à la rue de l'Université, où se trouve l'Assemblée nationale.
Des pétards, bouteilles et autres projectiles étaient lancés sur les forces de l'ordre qui répliquaient par des jets de gaz lacrymogène pour éloigner les excités.
Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs.
Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" étaient paisiblement assis à la lueur des bougies, chantant le chant scout "L'espérance". »
« Les journalistes, ont également été pris à partie par des manifestants. Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées.
Environ 200 « veilleurs » aux Invalides
A une centaine de mètres de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" sont restés paisiblement assis pendant des heures à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. Une quinzaine de fidèles ont notamment prié genoux à terre. Eux aussi avaient quitté les lieux à une heure mercredi. »
« Les journalistes traité de "collabos" et de "pourris", agressés
Les journalistes, traités tour à tour de "collabos", "salauds" et "pourris", ont également été pris à partie par des manifestants agressifs, verbalement et physiquement.
Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées.
A une centaine de mètres de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" étaient paisiblement assis à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. Vers 23H30, ce groupe protégé par une chaîne humaine de plusieurs dizaines de manifestants était encerclé par les forces de l'ordre, tandis qu'une quinzaine de fidèles priaient genoux à terre. »
« Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs. Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" étaient paisiblement assis à la lueur des bougies, chantant le chant scout "L'espérance". »
« Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs. Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées.
Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" étaient paisiblement assis à la lueur des bougies, chantant le chant scout "L'espérance". Vers 23h30, ce groupe protégé par une chaîne humaine de plusieurs dizaines de manifestants était encerclé par les forces de l'ordre, tandis qu'une quinzaine de fidèles priaient agenouillés. »
« Peu après minuit, les jets de projectiles semblaient avoir cessé, la foule se contentant de scander "CRS collabos", "Hollande démission" ou "Nous sommes le peuple". Les journalistes, traités tour à tour de "collabos", "salauds" et "pourris", ont également été pris à partie par des manifestants agressifs, verbalement et physiquement.
Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées.
A une centaine de mètres de là, ambiance nettement plus pacifique. Sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" étaient paisiblement assis à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle... »
« Les veilleurs de nuit en marge des échauffourées
A une centaine de mètres de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" sont restés paisiblement assis pendant des heures à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. Une quinzaine de fidèles ont notamment prié genoux à terre. Eux aussi avaient quitté les lieux à 1 h mercredi. »
« Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", ont également été pris à partie par des manifestants agressifs. Un groupe de journalistes a d'ailleurs été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène.
INTERPELLATIONS
Peu après 23 h 30, un policier a hurlé dans son mégaphone : "Obéissance à la loi, dispersez-vous !" Les CRS et gendarmes mobiles ont ensuite chargé à plusieurs reprises pour éloigner les fauteurs de trouble qu'ils ont aussi arrosé de gaz lacrymogène, occasionnant d'importants mouvements dans la foule qui scandait "Hollande démission" ou "Nous sommes le peuple". Les charges visaient également à "interpeller les meneurs et les auteurs de violence" dans la foule.
Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade, environ 200 "veilleurs", paisiblement assis à la lueur des bougies, chantaient le chant scout L'Espérance tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. Une quinzaine de fidèles ont notamment prié à genoux. Eux aussi avaient quitté les lieux à 1 heure du matin mercredi. »
Mariage homo : des incidents éclatent entre des anti et la police. Créé le 23-04-2013 à 15h15 - Mis à jour à 23h42. Par Le Nouvel Observateur. « Le texte ouvrant le mariage aux personnes de même sexe a été définitivement voté à l'Assemblée. Revivez les événements de la journée, minute par minute :
23h - Des incidents éclatent entre des anti et les forces de l'ordre.
Après la dispersion de la manifestation, entre 50 et 100 personnes restent sur place.
Des pétards, bouteilles et autres projectiles sont lancés sur les forces de l'ordre qui répliquent par des jets de gaz lacrymogène pour éloigner les excités.
Des journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", sont pris à partie par des manifestants agressifs. Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" sont assis à la lueur des bougies, chantant le chant scout "L'espérance". »
Mariage homo, incidents à Paris après la manifestation des anti Créé le 24-04-2013 à 06h08 - Mis à jour à 09h56, par Le Nouvel Observateur avec AFP :
« Des journalistes pris à partie
Peu après 23h30, un policier a hurlé dans son mégaphone "Obéissance à la loi, dispersez-vous!". Les CRS et gendarmes mobiles ont ensuite chargé à plusieurs reprises pour éloigner les fauteurs de troubles qu'ils ont aussi arrosé de gaz lacrymogène, occasionnant d'importants mouvements dans la foule qui scandait "Hollande démission" ou "Nous sommes le peuple".
Les charges visaient également à "interpeller les meneurs et les auteurs de violences, on allait les chercher de manière sélective" dans la foule, a expliqué la source policière. Les journalistes, traités tour à tour de "collabos", "salauds" et "pourris", ont également été pris à partie par des manifestants agressifs, verbalement et physiquement. Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées.
44 interpellations à Lyon
A une centaine de mètres de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" sont restés paisiblement assis pendant des heures à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. Une quinzaine de fidèles ont notamment prié genoux à terre. Eux aussi avaient quitté les lieux à 1h mercredi. »
« 23h30. Le groupe de «veilleurs» paisiblement assis à la lueur des bougies et protégé par une chaîne humaine de plusieurs dizaines de manifestants est encerclé par les forces de l'ordre, tandis qu'une quinzaine de fidèles prient genoux à terre. […]
23h05. Un tweet fait part de violences contre les CRS et les journalistes
Confidentiels @confidentiels ALERTE Manif pour tous: des groupes attaquent journalistes et CRS aux Invalides pic.twitter.com/QMQqrQfpq1 (via @hugoclement) 11:05 PM - 23 Avr 2013
22h45. Incidents aux Invalides. Environ 500 personnes dont certaines masquées, provoquent les CRS et gendarmes mobiles, retranchés derrière des grilles fixées à des camions anti-émeutes interdisant l'accès à la rue de l'Université, où se trouve l'Assemblée nationale, selon l'AFP. Des pétards, bouteilles et autres projectiles étaient lancés sur les forces de l'ordre qui répliquaient par des jets de gaz lacrymogène pour éloigner les excités. Les journalistes, traités de «collabos», «salauds» et «pourris» sont également pris à partie par des manifestants agressifs.
Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 «veilleurs» sont paisiblement assis à la lueur des bougies, chantant le chant scout «L'espérance». »
« Après minuit : Les journalistes pris à partie
Les jets de projectiles semblent cesser, la foule se contentant de scander "CRS collabos", "Hollande démission" ou "Nous sommes le peuple". Les journalistes, traités tour à tour de "collabos", "salauds" et "pourris", sont également été pris à partie par des manifestants agressifs, verbalement et physiquement.
Stephane Jourdain @s_jourdain "Les journalistes, il faut les lyncher" me dit très calmement une dame qui ne sait pas que je suis journaliste. #Invalides 3:41 PM - 23 Avr, 13
A une centaine de mètres de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" sont paisiblement assis à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. »
« - Des journalistes pris à partie: "collabos", "pourris"
Les journalistes, traités tour à tour de "collabos", "salauds" et "pourris", ont également été pris à partie par des manifestants agressifs, verbalement et physiquement. Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées.
- Un chant scout
A une centaine de mètres de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" sont restés paisiblement assis pendant des heures à la lueur des bougies, reprenant le chant scout "L'espérance" tandis qu'un musicien jouait des suites de Bach au violoncelle. Une quinzaine de fidèles ont notamment prié genoux à terre. Eux aussi avaient quitté les lieux à 01H00 mercredi. »
« 22h55. Incidents aux Invalides
La foule de plusieurs milliers de personnes avait été appelée à "quitter calmement les lieux", sur fond de "Ce n'est qu'un au revoir" diffusé par la sono vers 21h50. Mais une heure plus tard, des centaines de personnes étaient toujours présentes sur l'esplanade des Invalides. Une partie d'entre elles, entre 50 et 100 selon des journalistes de l'AFP, certaines masquées, ont provoqué les CRS et gendarmes mobiles, retranchés derrière des grilles fixées à des camions anti-émeutes interdisant l'accès à la rue de l'Université, où se trouve l'Assemblée nationale. Des pétards, bouteilles et autres projectiles étaient lancés sur les forces de l'ordre qui répliquaient par des jets de gaz lacrymogène pour éloigner les excités.
Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs. Non loin de là, sur la pelouse de l'esplanade des Invalides, environ 200 "veilleurs" étaient paisiblement assis à la lueur des bougies, chantant le chant scout "L'espérance". »
« À quelques pas, sur la pelouse des Invalides, environ 200 veilleurs s'étaient réunis paisiblement assis à la lueur des bougies ils ont, eux, quitté les lieux vers une heure du matin »
Toutes ces phrases de la même facture consacrent le chiffre de 200 veilleurs, un chiffre, ainsi qu'on le constate à l'examen des deux albums de photos de Flickr évoqués plus haut (les photos plus bas), totalement sous-estimé. Sur chacun des 30 clichés pris individuellement, on peut à chaque fois compter nettement plus de 200 personnes faisant partie de cette veillée. Le nombre des veilleurs ce soir là était de plus de 2 000 plus de 10 fois le chiffre de 200 consacré par la presse dans son ensemble.
Quant à Libération, le compte-rendu est original, sans contenir les mêmes phrases que ses confrères :
[…] « La manifestation se disperse peu à peu dans le calme, pendant que les «veilleurs» s’installent pour prier sur l’esplanade. A 23 heures, des éléments radicaux continuent à harceler les gendarmes mobiles alors qu'à quelques dizaines de mètres, dans une atmosphère pacifique, une centaines de personnes prient toujours sur l’esplanade des Invalides. »
Libé n'évoque pas, comme tous les autres 200 veilleurs, mais écrit : "une centaines [sic] de personnes prient". Le journaliste n'en a-il donc compté que 100, faute d'orthographe comprise ? Ou alors un correcteur un peu trop rapide a-t-il remplacé à la publication « plusieurs centaines » par « une centaines » ?
France télévision a consacré un mini reportage, exclusivement consacré aux violences sur la même trame que celui de TF1, et que tous les articles de journaux, mais sans la finale sur les veilleurs. « Vidéo. La manifestation contre le mariage pour tous dégénère à Paris. Des opposants au mariage des homosexuels ont affronté policiers et CRS, mardi soir à Paris, après le vote définitif de la loi. Douze manifestants ont été interpellés. (France 2 - Camille Bourleaud). Par Francetv info. Mis à jour le 24/04/2013 | 08:02 , publié le 24/04/2013 | 07:44. »
«Mariage pour tous»: Incidents aux Invalides lors d’un rassemblement des anti Publié le 23 avril 2013.
« HOMOSEXUALITE – Deux photographes ont notamment été blessés par des manifestants...
Le vote de la loi sur le «mariage pour tous» n’a pas réduit à néant la détermination de ses opposants et les dérives de certains de ses membres. Mardi soir, alors que le rassemblement prévu aux Invalides se disloquait, un groupe d’une centaine de personnes, dont certaines masquées, ont provoqué les CRS et gendarmes mobiles retranchés derrière des grilles.
Les journalistes pris à partie
Rue de l’Université, sur la route de l’Assemblée nationale, elles ont passé le cordon de sécurité de la manifestation et ont commencé à jeter des bouteilles et des pétards sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué par des jets de fumigènes. Les échauffourées ont duré plusieurs dizaines de minutes.
Les individus, dont certains armés de chaînes, s’en sont ensuite pris aux journalistes, traités de «salauds» et de «collabos». Selon nos informations, deux photographes ont été frappés ou touchés par des éclats, et l’un d’entre eux a dû être hospitalisé.
N.Beu., avec A.Ge., sur place »
«Mariage pour tous»: Des blessés et des interpellés après les échauffourées Publié le 24 avril 2013.
Direct Matin, de même, dans son article signé de l'AFP, « Mariage homosexuel : dix gardes à vue pour "violence" après la manif parisienne. Dix personnes ont été placées en garde à vue mercredi pour "violence" à la suite des incidents après la manifestation parisienne des opposants au mariage homosexuel, dont certains ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, a-t-on appris de source judiciaire. » ne reprend que les violence, sans la moindre référence au rassemblement des veilleurs.
L'Humanité n'a tout simplement pas traité de ce qui s'est passé ce 23 avril 2013 sur l'esplanade des Invalides.
La totalité des quotidiens nationaux d'information généraliste est citée plus haut, La Croix, Le Figaro, Libération, Le Monde, Le Parisien, à l'exception de Présent dont le rédacteur n'a pas eu accès aux publications du 24 avril et des jours suivants et de L'Humanité qui n'a pas rendu compte. La totalité des quotidiens gratuits parisiens est citée, 20 minutes, Direct Matin, Métro. Deux hebdomadaires d'information généralistes sont cités, L'Express, Le Nouvel Obs. Deux quotidiens régionaux sont cités, Midi Libre, Sud-Ouest. Presque toutes les chaînes d'informations sont citées, TF1-LCI, France Télévision, RTL, BFM, ainsi que le journal sur le Web, Huffington Post. Quasiment tous propagent le mensonge des "200 veilleurs"
Les journalistes rapportent presque tous que les veilleurs étaient à une centaine de mètres des violences, face au barrage du bout de la rue de l'Université. Les journalistes étaient massés du côté gauche de ce barrage, du côté où étaient les veilleurs. Ils avaient tout loisir de parcourir cette centaine de mètres non obstruée, à une minute de marche tout au plus, afin de constater par eux-même ce qui se passait et de constater leur nombre qui était nettement supérieur à 2 000. Pourtant, quasiment tous ont rapporté le même chiffre de 200 fourni par l'AFP pour estimer ce nombre ! Ils commettent ainsi en chœur la même erreur d'estimation du nombre d'un facteur 10 !
L'événement important, préparé et attendu de la soirée était constitué par les violences.
La scène, qui avait été répétée trois fois dans la semaine (comme précisé plus haut, les 17, 19 et 21 avril), était constituée et organisée (avec encore des agents provocateurs tels que les deux pris en flagrant délit le 19 ?), telle une scène de théâtre, face au barrage de CRS de la rue de l'Université. C'est cela que les journalistes étaient venu voir et dont ils devaient rendre compte afin de discréditer les opposants. Tout le reste n'avait pas d'importance.
Un journaliste aurait pris le chiffre, archi minimum, de 2 000 veilleurs, installés dés le début des violences, à 22h30. il aurait dû également tenir compte des milliers de manifestants massés à ce même moment face au barrage de la rue de l'Université. Ces deux groupes n'étaient que des résidus des manifestants qui s'étaient dispersés en masse avant 22h, suivant l'appel des organisateurs de la manifestation. Il aurait donc bien été obligé de remettre en cause le chiffre de 3 500 donné pour estimer le nombre de manifestants qui avaient défilé. Et alors le pseudo équilibre entre les pro et anti mariage de 2 500 contre 3 500, propagé par les médias aurait volé en éclat. Ce journaliste aurait été obligé de témoigner de la vérité que, le jour du vote prévisible de la loi, les personnes mobilisées pour encore protester étaient plus de 10 fois plus nombreuses que de personnes manifestant leur soutien, et ainsi l'extrême faiblesse du soutien populaire à la loi.
Les mêmes articles évoquaient des journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", pris à partie par des manifestants agressifs :
Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs (source BFM TV).
Des journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", sont pris à partie par des manifestants agressifs (source Le Nouvel Observateur).
Les journalistes, traités de "collabos", "salauds" et "pourris", étaient également pris à partie par des manifestants agressifs. Un groupe de journalistes a été pris en chasse brièvement par un groupe d'hommes encagoulés, et un photographe de l'AFP a été aspergé de gaz lacrymogène et pris à partie dans les échauffourées (source Huffingtonpost).
Quelle qualification peut-on donner aux journalistes qui mentent ainsi unanimement en écrivant que les veilleurs assis à tout juste 100 mètres en vue directe sur la même esplanade étaient au nombre de 200 alors qu'ils étaient plus de 10 fois plus nombreux ?
Si la presse parisienne et nationale a pu démontrer sa capacité à mentir totalement et de manière unanime sur un événement annoncé à l'avance qui s'est produit en plein Paris, sur l'esplanade des Invalides, le soir de 23 avril 2013, on peut comprendre sa capacité à mentir systématiquement et unanimement contre toutes les évidences pour tout ce qu'elle traite. Oh combien peut on en particulier comprendre qu'elle peut mentir également systématiquement et unanimement quand elle traite d'événements lointains comme la guerre civile en cours en Syrie, du conflit post électoral en Côte d'Ivoire, en 2011, de la guerre civile libyenne, des grands attentats médiatiques tels que ceux de Merah à Toulouse, ou, aux États-Unis, de celui de Boston ou ceux du 11 septembre, de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse, etc...
Ah si ! Il y a un reportage honnête sur les veilleurs dans tous ces compte-rendus des médias, écrit, sur lci.tf1.fr, par Anne-Claire Huet [2/8/2024 : via archive.org], qui rapporte le nombre de 5 000 veilleurs, d'après les organisateurs, et montre deux photo partielles du groupe, qui chacune montrent des veilleurs nettement plus nombreux que les 200 unanimement rapportés. Ce reportage, uniquement écrit par cette jeune journaliste web, n'a eu aucun effet sur le reportage télévisé diffusé par LCI qui reprenait comme les autres médias le chiffre des "200 veilleurs".
Mariage gay : qui sont les "veilleurs", ces opposants qui n'abandonnent pas ? par Anne-Claire Huet, le 24 avril 2013 à 15h06 , mis à jour le 24 avril 2013 à 15h28. [2/08/2024 : via archive.org]
Photos de Famille Chrétienne sur Flickr (cliquer sur chaque image pour l'avoir au format original - x4 en dimension) :
Également, les photos de Oliv2 sur Flickr (cliquer sur chaque image pour l'avoir au format original - x4 en dimension) :
N'ayez pas peur (Deutéronome 1:29) |
Je conteste la validité, et conséquemment les résultats d’une raison cultivée par tout procédé spécial autre que la logique abstraite (Edgar Allan Poe, La lettre volée) |
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; [2 août 2024, 2 liens morts remplacés par la page correspondante sur archive.org], v. 2 du 22 juin 2013, paragraphe sur la répétition de la scène des violences les 19 et 21 avril, les agents provocateur filmés en action, v. 1 du 20 juin 2013, mise en ligne.